Circuit Moto de Dour

C’EST FINI !!!

Dour/hensies. Le technopôle de la moto ne verra pas le jour à Elouges. La vive opposition locale a eu raison du projet.

Les promoteurs du technopôle de la moto qui devait voir le jour sur le site du Plat Pied, entre Elouges (Dour) et Thulin (Hensies), viennent de recevoir un courrier du cabinet Antoine (CDH), en charge du Développement territorial. La missive leur annonce qu’« il a été convenu entre les cabinets Antoine et Demotte (PS) d’organiser un groupe de travail pour trouver un site alternatif pour l’implantation d’un circuit moto ».Autrement dit, c’est cuit pour l’implantation élougeoise qu’ils convoitaient depuis cinq ans et qui réunissait selon eux toutes les qualités : superficie libre d’un seul tenant et accès autoroutier proche. Mais pour Alessandro Bevilcaqua, l’administrateur délégué de la société Red 6, porteuse du projet, ce n’est finalement qu’une demi-surprise tant l’ampleur de l’opposition des habitants de Dour et de Hensies fut vive dès le début. Pour un peu, il s’en serait déjà fait une raison. « Nous avions pris conscience du problème. Ce qui nous console un peu, c’est que le projet est consistant. Sinon, le gouvernement wallon ne serait pas allé jusqu’à la révision du plan de secteur. Mais si c’était à refaire, c’est clair que nous communiquerions autrement dès le début. » L’espoir de Red 6 repose désormais sur un hypothétique site alternatif, situé si possible dans un rayon de 70 kilomètres au maximum autour du site d’Elouges. « Pour ne pas tomber sous la concurrence d’infrastructure comparable », explique M. Bevilacqua.

Implantation inappropriée

Localement, et même si le cabinet Demotte (PS) estime prématurée l’annonce de l’abandon définitif de l’option élougeoise (le dossier n’a pas encore été discuté en intercabinet ; il s’agirait de l’option unique défendue par le ministre Antoine, NDLR), le soulagement prévaut largement. « Il s’agit d’une bonne nouvelle, commentait Eric Thiébaut (PS), député-bourgmestre de Hensies. Ce projet n’était pas dans l’air du temps ni idéalement localisé. C’est le fruit d’un long combat mené par les communes et d’une forte mobilisation citoyenne. »

Le jeune maïeur espère comme son voisin dourois que la révision du plan de secteur sollicitée pour le permis puisse servir à préparer l’arrivée de petites PME à la place des motos. « Le gouvernement wallon est face à deux options, juge Carlo Di Antonio (CDH). Soit, il maintient la modification de secteur sollicitée. Soit il l’abandonne purement et simplement. Nous préférerions la première option mais il existe un risque juridique apparemment dans la mesure où l’étude d’incidence a été réalisée dans l’unique perspective de la venue d’un circuit moto et pas d’autre chose. »

Les plus heureux sont les membres du comité d’opposition. « Tout le monde a jeté sa casquette en l’air, raconte Mylène Journé, l’une des chevilles ouvrières. Nous nous réunirons mardi pour décider d’une action symbolique de remerciement à la population qui nous a bien soutenus tout au long de ce combat. »

RETROACTES

17 avril 2004. Elio Di Rupo, alors président de l’Idea, prend tout le monde de vitesse en évoquant pour la première fois un projet de circuit moto à Dour.20 octobre 2004. Le conseil d’administration de l’Idea décide à l’unanimité d’introduire une demande de modification du plan de secteur.

Décembre 2004. Le promoteur Nicolas Bevilacqua évoque le projet et espère les premiers coups de pioche pour 2007, voire fin 2006.

Janvier 2005. Le gouvernement wallon adopte l’avant-projet de décret modifiant le plan de secteur. Dans l’arrêté qui paraît au Moniteur en février, il est question de 300 emplois.

Septembre 2005. La mobilisation riveraine prend la forme officielle d’une ASBL.

Mars 2006. Le ministre Antoine (CDH) est capable de désigner le bureau d’étude chargé de réaliser l’étude d’incidence.

Février 2007. Lors de la présentation du festival de la moto, M. Bevilacqua annonce la création d’un centre de formation des mécaniciens et le lancement d’un prototype de moto wallonne en plus du circuit.

Fin mars 2007. L’étude d’incidence révèle des impacts importants notamment en matière de pollutions sonores. Elle préconise l’érection de merlons de terre de 10 mètres de haut pour protéger les habitations.

Mi-janvier 2008. Le comité d’opposition a glané 4.500 signatures d’opposition au technopôle de la moto (3.400 sur papier et 1.100 sur Internet). Catherine Fonck, ministre de la Santé CDH, demande l’arrêt du projet.

Février 2008. La Febiac (fédération de l’automobile) affiche son total soutien au circuit. Donfut, ministre régional PS, suggère un moratoire vu le peu de certitudes quant aux retombées économiques. Di Antonio, bourgmestre CDH de Dour, refuse.

Décembre 2008. Les deux communes concernées écrivent au gouvernement wallon afin qu’il gèle les terrains pour de « vrais » investisseurs.

 

 

 

 

source : Le Soir 08.01.2009

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Dour: le circuit empêche la venue d’entreprises

Rédaction en ligne

 

“ Je viens d’avoir écho du problème d’une entreprise douroise. Elle veut s’agrandir sur Dour, elle ne peut pas attendre indéfiniment et malheureusement, elle est bloquée parce que les terrains en question sont gelés à cause du circuit moto, explique le bourgmestre cdH, Carlo Di Antonio. Et ça, ce n’est qu’un exemple. L’Idea a d’autres demandes comme ça. Le zoning en question reste le seul de cette taille encore disponible dans la région. ”

Le collège dourois explique donc qu’il ne peut plus attendre, qu’il n’est plus possible de refuser des entreprises qui souhaitent s’installer là pour un circuit moto toujours incertain et qui est loin de voir le jour. Un courrier va donc partir à l’Idea pour que l’intercommunale se positionne enfin clairement. Le document sera également envoyé au gouvernement wallon.

En début d’année, Carlo Di Antonio à Dour et Eric Thiébaut (PS), à Hensies, avaient proposé un projet commun et alternatif au circuit. L’idée était de poursuivre la modification du plan de secteur tout en l’amendant pour permettre la venue d’entreprises. L’idée du circuit était abandonnée. Les deux maïeurs attendent une réponse à leur proposition.

“ Le gouvernement n’a toujours pas pris sa décision, continue Carlo Di Antonio. Deux tendances se dessineraient. Soit le projet est simplement abandonné, soit la modification du plan de secteur est actée comme on l’a proposée mais un problème juridique semble se poser… ”

Sur les communes de Dour et d’Hensies, cela représente une superficie de 90 hectares. 35 à 40 ha sont déjà en zone industrielle, 30 ha sont en réserve. “ Même si notre proposition était refusée et qu’on abandonnait simplement le projet, on pourrait au moins disposer de ces 35 à 40 ha pour les sociétés qui veulent venir. ”

source : http://www.laprovince.be 12/12/2008


27/02/2008 – La Dernière Heure

Oui aux vélos, non aux motos

Le conseil communal de Dour rejette la modification du plan de secteur… initiale

DOUR Pas vraiment de surprise dans le vote de ce point lundi soir au conseil communal de Dour. Quelques semaines après sa voisine de Hensies, la cité douroise s’est donc positionnée à travers une délibération sur la modification du plan de secteur dans le zoning Idea.

On le sait, cette modification a été proposée dans le but d’y installer, à terme, un circuit motos. On le sait aussi, ce projet a soulevé un tollé général chez les riverains mais, si Hensies avait dit « non » clairement dès le départ, Dour avait temporisé.

L’harmonie était belle à voir lundi puisque (pour une fois) les élus étaient sur la même longueur d’onde. Chacun y alla de son commentaire politique mais, à l’arrivée, il y a également unanimité contre le projet.

Comme l’a expliqué le conseiller PS Jean Michez, on a pris le temps à Dour de voir quelles pouvaient être les retombées pour la commune. Mais on a attendu assez longtemps pour ne pas voir venir grand-chose.

Dour a donc refusé la modification du plan de secteur, mais pas complètement. Les acteurs politiques aimeraient tout de même voir la région requalifier certaines zones pour permettre à des entreprises (qui se sont déjà manifestées) de s’installer sur le site.

Les amendements proposés par le PS ont été acceptés de bonne grâce, la balle étant maintenant dans le camp du Gouvernement wallon.

G.Duf.

Les réunions d’information ont attiré beaucoup de monde, comme ici à Thulin. Mais toujours avec la même opposition. (AVPRESS)


Circuit moto de Dour – les news      
Écrit par Iceman   
26-03-2007

 Source : journal La Dernière Heure - édition du 10.08.07  Date: 10/08/2007
Section: REGION

Sous Section: MONS

Plan de secteur modifié au zoning
La région suggère un « oui » au circuit motos mais les communes n’ont pas changé leur position
ELOUGES Un nouveau coup dur pour les riverains du zoning IDEA de Dour qui se battent depuis de longs mois déjà contre le projet d’installation d’un circuit pour motos sur le terrain situé à un jet de pierre des localités d’Elouges et de Thulin.
Même si on est encore loin de premiers (possibles) vrombissements des deux roues, la Région wallonne a en effet approuvé la modification du plan de secteur, une étape indispensable pour la réalisation du projet. La décision a été signifiée aux communes concernées par mail, en attendant une confirmation par courrier.
Pourtant, que ça soit à Dour ou à Hensies, on n’a pas modifié d’un iota son point de vue. Celui du député-bourgmestre Eric Thiébaut, est sans appel.
« Ma commune a marqué son opposition dès le départ et je ne vais pas en changer maintenant. Oui, je suis quelque peu surpris que la décision soit tombée si vite, sans qu’on attende le résultat d’une enquête publique. »
Les retombées éventuelles ne seront pas un argument qui fera changer d’avis dans la majorité à Hensies.
« Rien n’est encore prouvé en matière de retombées pour l’emploi. Par contre, ce qu’on ne peut nier, c’est le bruit. J’attends maintenant les instructions de la région pour réagir au sein de ma commune mais on ne reverra pas notre position. »
Les riverains mobilisés
Le discours est plus nuancé du côté de Carlo Di Antonio. Pour le premier dourois, il serait intéressant de voir quelles pourraient être les retombées. Mais là aussi, la vigilance sera de mise.
« L’étude d’incidence a soulevé pas mal de problèmes. Pour moi, ils peuvent tous trouver des solutions, hormis pour le bruit. Si le projet devait toutefois se poursuivre, nous serons particulièrement attentifs à deux aspects : la configuration du site et les heures d’exploitation. »
Le maïeur de Dour estime qu’il faut mettre les moyens pour minimiser les nuisances au maximum, et si cela passe par la mise en place de buttes de douze mètres de haut, il ne faudra pas hésiter. En sachant toutefois que le coût sera probablement jugé trop élevé par les promoteurs et la région.
Bref, on n’a pas fini d’entendre parler d’un projet qui émeut et qui mobilisera encore les riverains ce samedi à Montroeul pour une opération de sensibilisation. Paradoxalement, alors que le bruit est la nuisance redoutée de tous, c’est peut-être celui qui en fera le plus qui risquera de se faire le plus entendre…
Grégory Dufert
Le zoning de l’IDEA situé entre Dour et Thulin accueillera-t-il un circuit pour motos dans le futur ? Un nouveau pas a été franchi avec la modification du plan de secteur mais rien n’est fait. (AVPRESS)
 


 Source  : journal La Province – édition du 09.08.07    cliquer ici Un Circuit moto qui fait déjà grand bruit.
Côté wallon, on dit oui au circuit moto à Elouges-Thulin    cliquer ici  


Source : journal La Dernière Heure - édition du 09.06.07  Date: 09/06/2007
Section: REGION

Sous Section: MONS

 

 

 

En piste contre le circuit  
Dour : l’étude d’incidences vient de se terminer. Les habitants se mobilisent
DOUR La semaine passée, l’asbl Un circuit ? Non merci ! organisait son assemblée générale. L’association en avait profité pour proposer une réunion d’information. L’idée était de faire le point sur le projet de circuit moto. L’étude d’incidences vient en effet de se terminer.
Le problème du bruit a bien sûr été évoqué. « Dans l’étude, on voit que la norme maximale de 55 décibels est dépassée pour 3 des 4 points choisis, explique Mylène Journe, de l’association. L’auteur de l’étude préconise donc l’élévation d’une butte continue de 10 m de haut le long de la route de Wallonie, mais là encore, 2 dépassements sur 4 sont de nouveau à déplorer… »
Guy Ruelle, président de l’association, précise que les premières maisons sont à moins de 500 m. « En plus le circuit va être ouvert presque tous les jours, 245 jours par an alors qu’il est prévu pour de la vitesse pure. Ils veulent aussi y organiser des grands prix… »
Les membres de l’association soulignent également que ce serait un paradoxe d’installer un circuit à côté du parc éolien et du parc naturel des Hauts-Pays. L’étude elle-même précise : « La philosophie du projet (Déplacement motorisé et vitesse, Ndlr) est peu favorable à l’évolution des mentalités vers une sensibilisation à la réduction des émissions des gaz à effets de serre. »
L’ASBL précise encore que le nombre d’emplois annoncé est un leurre. On parlait au début de 300 postes. « Pourront-ils faire mieux qu’à Arras, Lille ou Paris où les circuits actuels n’engendrent que 2 à 5 emplois permanents. Ils parlent du développement d’un technopôle, mais rien n’est moins sûr. Maintenant, ils disent que l’étude économique n’est pas terminée. »
L’association entend introduire des recours contre le projet. Elle souligne d’ailleurs d’autres problèmes, comme la présence sur le site de puits de mine et de galeries. Une pétition a rassemblé près de 1.500 signatures. Une autre a été mise en route sur internet. La prochaine étape pour le projet est l’ouverture d’une enquête publique. L’ASBL a déjà prévu une action afin de mobiliser les habitants. Le bruit provoqué par des motos devrait être diffusé dans les villages concernés…
L. J.Infos


Source : journal Le Soir - édition du 02.06.07  

Thulin Les opposants au projet resserrent les rangs

Tours de chauffe autour du circuit moto

Le comité ne relâche pas la pression. Hier soir, il tenait à informer la population avant le démarrage de l’enquête publique.

SAINTGHISLAIN,VALERY

R ien n’est encore fait !  » Tel est le message que tenaient à délivrer hier soir les responsables de l’ASBL « Soutien au refus d’implantation d’un circuit de sports moteurs sur Elouges-Thulin ». L’association, créée en mai 2005, faisait le point sur l’avancement du dossier de circuit motos. Après avoir multiplié les actions (tracts, pétition, site web…), elle tenait là sa quatrième réunion d’information. Une démarche nécessaire selon le président Guy Ruelle :

« Localement, les gens ne sont pas encore suffisamment informés. Certains confondent circuit de moto-cross et de vitesse pure. Ils ne connaissent pas l’emplacement exact de la piste ou n’ont guère idée des nuisances auxquelles ils pourraient être exposés. La plupart ignorent que ce circuit serait accessible à la belle saison, de mars à octobre, 245 jours par an. Et qu’en hiver, on prévoit de pouvoir y faire rouler des autos. »

« Comme le projet est encore dans la phase très administrative de la révision du plan de secteur, ne voyant rien venir sur le terrain, ils se disent que le projet est peut-être abandonné. D’autres, plus défaitistes, pensent même que cela ne sert à rien de lutter », embraye la vice-présidente Mylène Journé. Or, pour les opposants, c’est justement maintenant qu’il faut informer la population, la sensibiliser et la mobiliser. « Nous voulons secouer le cocotier avant le début de l’enquête publique qui pourrait démarrer cet été et s’étaler sur 45 jours », avancent Guy Ruelle et Mylène Journé.

Implantation inadaptée

Les membres du comit

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

Ce serait pourtant un beau cadeau de Noël !

Dommage, c’était trop beau pour la région. Retour à dure réalité du Jurassicscope (par opposition au Futurscope) !

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